Le commerce des plantes dans le monde : entre histoire des savoirs et histoire des empires (XVIe-XXe siècles)

Carte blanche à la Revue d’histoire moderne & contemporaine

 

Tabac, café, chocolat, huile de palme, arachides : ces plantes ont connecté le monde tout en faisant la fortune des puissances coloniales. Le colonialisme européen à l’époque moderne a été en partie initié par la recherche d’épices. Très vite, il a tiré profit de la culture des plantes tropicales et médicinales, notamment par le système des plantations et par la reproduction des espèces dans les jardins botaniques. - Or, les plantes « exotiques » sont fragiles et leur transport pose de nombreux problèmes : la plus grande incertitude règne quant à la fixation de leur valeur ; leur circulation s’inscrit dans une géographie impériale qu’elle contribue simultanément à renforcer ; leur exploitation met en jeu l’articulation entre les savoirs vernaculaires et les intermédiaires du capitalisme commercial ; enfin ce marché fait l’objet de stratégies monopolistiques : quid alors, de la satisfaction du consommateur final ? - Il s’agit de comprendre comment s’articulèrent la recherche botanique, les connaissances vernaculaires et les ambitions économiques des Etats colonisateurs, des compagnies de commerce et des réseaux marchands.

INSA
3 Rue de la Chocolaterie - 41000 Blois